Mise en Seine

Vitry-sur-Seine (94)

Lieu
ZAC Seine de Gare - Secteur Cavell / Vitry-sur-Seine (94)
Programme
192 logements dont 92 sociaux
3 commerces
locaux d'activité
Aménageur
EPA ORSA
Urbaniste
germe&JAM
Maîtrise d'ouvrage
Groupe Valophis & Expansiel Promotion
Maîtrise d'œuvre
MFR Architectes (lot CA51)
MDAA (lot CA52)
ERA Paysagistes
TEKHNE Ingénierie (BET TCE)
CAP HORN (BET Acoustique)
Entreprise générale
Paris-Ouest Construction
Surface
Lot CA51 : 6 434 m² SDP
Lot CA52 : 6 300 m² SDP
Montant des travaux
27,2 M€ HT
Performance environnementale
RE2025
NF Habitat HQE 7*
Matériaux biosourcés
Plan climat 2050
Calendrier
PC déposé
Images
Lotoarchilab

Le quartier Seine Gare est un site urbain stratégique par sa géographie et exceptionnel par ses paysages. Il porte en lui des thématiques urbaines qui répondent aux questionnements les plus actuels en termes d’aménagement en milieu très sensible, de composition urbaine et d’échelle architecturale.

Ancré entre patrimoine historique et urbanisme contemporain, le projet relève les défis métropolitains, morphologiques et symboliques de l’héritage industriel de Vitry-sur-Seine pour proposer un nouveau regard sur son développement. Conçu pour intégrer la crue centennale, il transforme la contrainte hydraulique en principe paysager et fonctionnel, garantissant la permanence et la résilience de l’espace public et la robustesse des formes bâties.

La situation des deux îlots sur le front de la Seine et la composition du bâti en épis constituent la nouvelle façade de la ville sur le fleuve. Elles révèlent la profondeur du nouveau quartier dans son épaisseur urbaine et structurent la trame autour d’un projet de paysage à la notion de trace horizontale et verticale.

L’expression architecturale contemporaine, vigoureuse et sobre, favorise les perméabilités visuelles et paysagères, l’ensoleillement, le confort urbain et les fluidités piétonnes vers les cœurs d’îlots. La composition s’appuie sur plusieurs échelles de perception : celle globale depuis les espaces publics dans les vues biaises et les parcours dynamiques des piétons ; celle plus fine de la domesticité du programme avec le traitement de la rue, des rez-de-chaussée, des halls, de la matérialité et des détails constructifs ; celle de la lecture lointaine via la qualité des façades généreuses en ouvertures et espaces extérieurs.

Les émergences bâties de neuf et douze étages, adoucies par le socle en brique de deux étages se lisent comme des objets singuliers par rapport à l’horizontale des quais et du socle de deux étages. Ces ruptures volumétriques et les variations d’épannelages qui en résultent dessinent la nouvelle ligne de ciel de la ville, en dialogue avec les projets voisins.